Articles de presse
: Bernard Loriot et Gervais Leterreux à la galerie Buffet -
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" Loriot au style établi et qui a déjà, quoique jeune, un passé, a choisi les sujets immuables du bassin ou de Sainte Catherine pour travailler vigoureusement. Sa manière est puissante, ses œuvres traitées dans les sombres avec une indéniable mélancolie. Les paysages sont bien construits et les silhouettes, tristes pour la plupart ne manquent pas d'un réalisme amer. A noter également une excellente cathédrale de Lisieux. Quelques aquarelles adroitement mises en page accrochent et retiennent : c'est une preuve qu'elles sont bonnes "
: Revenons à Honfleur ; à l'exposition de peinture -
( , Le Courrier Pont-Audemer, )
" … Et tout de suite, au rez-de-chaussée, vous aurez la surprise de découvrir, en pleine action, Bernard Loriot, peintre honfleurais, dans son atelier. ( Bernard Loriot dont nous avons déjà eu le plaisir d'admirer quelques unes des œuvres, exposées à Pont-Audemer en même temps que celles de ses amis Fischer et Leterreux).
Entrez franchement : le meilleur accueil vous y attend, et surtout si, en termes élogieux, vous parlez de Honfleur. Car Loriot n'est pas seulement peintre, mais il est poète et c'est là tout ce qu'il faut pour qu'il soit amoureux de sa vieille ville, de son vieux bassin, de son estuaire si changeant, de ses ciels si particuliers.
Nulle part mieux que dans son atelier vous en aurez la preuve, profitant de cette lumière diffuse qui, sous un ciel couvert, vous fait jaillir à plein la couleur des toiles. Une profonde harmonie de tons bleu-vert, mise en évidence par quelques légères touches d'ocre pâle, vous font voir d'une façon parfaite ces paysages que vous aimez tant. Car Loriot ne sacrifie rien à la précision du dessin !
Aquarelliste de talent, il apporte à ses toiles la même précision, sans pour autant que la facture en souffre, loin de là ! Utilisant au mieux les éclairages si changeants de l'estuaire, il suit la lumière dans la variation de ses tons...Et ce n'est pas un des moindres charmes de sa peinture, ne s'embarrassant pas des données d'une école quelconque et se refusant à sacrifier à un certain snobisme. Loriot sait harmoniser la réalité avec la vision du peintre. "
: Bernard Loriot à Honfleur -
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" Bernard Loriot expose à Honfleur actuellement, et ceux qui suivent depuis des années cet artiste courageux peuvent faire le point. Parti d'un amateurisme sincère et des moyens limités, Loriot est petit à petit entré dans le jeu des semi-professionnels de la peinture. A Honfleur, où la production est abondante, on devine de quelle âpreté a été cette approche. Maintenant admis du tout Honfleur, qui est, en été, un petit « tout-Paris », exposant régulier du grenier à sel, Loriot ne s'attarde pas sur ses lauriers.
L'exposition de 1967 marque l'éclatement des qualités de ce peintre chez qui le spectateur trouve soudain une acuité graphique faisant parfois penser à Matthieu, et un goût des lumières et des notations hérité de Boudin. Mais une chose est l'intention de, une autre, le moyen de s'exprimer. C'est en se libérant de la minutie, grâce à une écriture très alerte, que Loriot a pu aller plus avant dans la recherche d'un style personnel. Le paysage honfleurais est ici privilégié, intervient comme une auto- biographie ; on n'est pas très sûr encore que Bernard Loriot puisse transporter ailleurs les qualités qu'on lui reconnaît. Dans la nature morte, ainsi, il paraît moins à l'aise. Mais l'essentiel de l'exposition, étant fait de ciel, d'eau et de rivages, on aurait tort de bouder son plaisir. Figuratif, mais absolument pas esclave, lisible, mais parfois inspiré, Loriot répond à l'idée que se font de la peinture des millions d'amateurs dans le monde, ceux qui sont restés dans l'esprit classique et acceptent que l'époque soit représentée par la personnalité de l'artiste.
Bernard Loriot excelle maintenant à transcrire, à transposer, à composer d'excellents virages de tons, s’écartant du réel ordinaire pour atteindre à des harmonies qui respectent l'ordre de la nature. Il va vers un certain favorisme presque monochrome où les différences n'ont pour s'exprimer que des rapports. Il faut toute la subtilité que permet une technique picturale bien au point pour figurer convenablement à ce niveau de difficultés. Bernard Loriot est actuellement l'un des jeunes peintres de l'estuaire qui témoigne le mieux de la tradition en ce qu'il travaille et ne saurait accepter les effets faciles de la réussite accidentelle. Tous les aînés ont honoré la peinture de la sorte. "
: Peintures sur vieux bassin - Bernard Loriot : place Augustin-Normand
( , Paris Normandie, )
" Une trentaine d'huile, quelques aquarelles, un dessin, concrétisant son travail des six derniers mois, représentent Bernard Loriot à l'exposition qu'il a ouverte samedi, place Augustin-Normand. A priori, pas de révolution : le peintre conserve ses harmonies acides, ses jaunes et ses bleus qui baignent ses paysages d'une atmosphère étrange. Pas de révolution, certes, mais une belle évolution. L'ensemble proposé cette année, témoigne d'une complète unité. Tant par le dessin, nerveux et précis, que par la matière toujours employée avec discrétion, sans empâtements excessifs, mais avec un souci constant des jeux de la lumière et des ombres...
Et puis, il y a surtout - éclatement tout récent d'un long mûrissement- ces petites pages : eau et taches de couleur, où tout est dit sans le moindre support ; pas même celui d'un trait de crayon... Ainsi sont nées des plages (quelques silhouettes autour d'un parasol ou fuite de l'horizon au-delà du sable encore humide) et deux ports de Honfleur. Tout est là, sensibilité, frémissement, vie..Plusieurs natures mortes, solides de composition et d'équilibre, un bouquet et un mât de signaux aux recherches linéaires extrêmement poussées, complètent cette présentation d'une belle tenue et qu'on peut voir jusqu'au 15 août inclus. "
: Expositions - Bernard Loriot peintre honfleurais
( , Le-Havre-libre, )
" La peinture honfleuraise est une activité qui, comme bien d'autres spécialités, se fait ici et là et de préférence à Paris avec label d'origine ou réellement sur place.L'une et l'autre démarche déterminent un mouvement qui, finalement est bénéfique au produit fini. Ceci pour dire qu'ils sont une bonne centaine en France actuellement les peintres de Honfleur, ceux qui viennent, reviennent, travaillent épisodiquement sur le littoral et par là même méritent l'étiquette.
Ils ne sont qu'une douzaine peut-être à demeurer, au sens le plus quotidien du terme. Ceux-là n'échappent à rien, car si Honfleur a des étés riants, animés et heureux, rien ne vaudra jamais la longue méditation hivernale, les jours au goutte à goutte, quand vient l'automne et qu'on sait que le bout de la route de ce grisant, de ce fascinant ennui de type proustien est dans sept à huit mois.
Ces modestes réflexions sur l'art de vivre un art, expliquent la progression lente et sûre, le sérieux, l'identification totale à une école, du peintre Bernard Loriot qui expose, comme chaque été que l'estuaire fait, 17 place Augustin Normand, un peu à l'écart du bassin célèbre.
Bernard Loriot est un aquarelliste dont la classe pure se confirme d'année en année. Qu'il tente avec l' obstination des normands de transposer sa technique à l'eau dans une huile très diluée est certain. Qu'il obtienne par là d'heureux résultats aussi. Mais il est surtout un peintre de l'impression, un impressionniste, si le mot n'était vieux jeu ; Comment, cependant, peindre à Honfleur, sans retrouver le geste rapide, la notation- éclair de Monet, ou de Boudin? Tout va si vite dans cette lumière que chaque brise fait bouger à travers les accidents colorés du paysage urbain sur fond de perle.
Il faut une maîtresse science de la peinture pour suivre la proposition de la nature. Loriot ne fait aucun complexe à retrouver la vivacité de Boudin : il est de plus mauvaises références. La photo que nous publions remplace un long discours, au point que sur la duperie du noir et blanc, on pourrait croire à un pastiche habile.
Rassurez-vous bonnes gens, Bernard Loriot a d'autres couleurs, une curieuse et très personnelle palette de sanguine et de bleus, qui est comme la perception fauve amortie de la lumière normande. Il est bien difficile de continuer une école déjà ancienne : Bernard Loriot montre que ce n'est pas impossible à grands coups de sincérité, ce qui doit compter dans une carrière.
Artiste du coin, sans légende, dorée ni maudite, Bernard Loriot met beaucoup plus de temps qu'un inconnu à s'imposer à Honfleur. Nul n'est prophète, c'est bien connu. Mais au cours des années, il a su se faire une place dans Honfleur, avec cette poignée de peintres désespérément fidèles, ceux qui n'émigrent pas quand vient la bise.
Il n'est pas sûr que cette cure de solitude et de réflexion ne donne pas du talent ... "
: Du côté des peintres - Bernard Loriot : une authentique personnalité
( , Paris-Normandie, )
" On a connu ses périodes vertes, jaunes, sombres -voire tragiques- témoins de ses recherches incessantes et opiniâtres .. passionnées.
Comme est passionné, au fond, cet homme que l'on peut voir chaque jour, arpenter d'un pas mesuré et calme les quais du vieux Honfleur ou les ruelles étroites qui se métamorphosent au rythme des saisons... des heures de la journée. Et puis, soudainement, une sorte de voile s'est déchiré devant Bernard Loriot, et ce fut l'éclatement... Sur ses toiles, sur son vélin, se sont mises à danser des taches roses et bleues, soulignées, çà et là, d'un trait de citron, qui se sont coordonnées, orchestrées avec le blanc du fond pour faire jaillir des paysages dont la spontanéité et la sensibilité ajoutent encore à la force d'évocation. Cherchez bien dans un tableau de Loriot ou dans ses étonnantes aquarelles : jamais vous ne trouverez le support d'un trait de crayon. Tout (formes, perspectives) dépend des seules taches du pinceau posé juste où il faut pour « situer » la fuite des maisons le long d'un quai, les coques de bateaux et surtout les personnages : cet extraordinaire grouillement de vie qui signe les œuvres de l'artiste. Pêcheurs, promeneurs, ménagères à leurs provisions s'affairent, « vibrent », comme vibre l'air impalpable qui court dans le ciel à la poursuite des nuées. Le monde de Loriot est original et personnel. Impressionniste ? Non... Bien que ce qu'il peigne découle des multiples impressions que lui fournissent les scènes de la rue, le spectacle d'une plage.. Et c'est son mérite qu'un seul coup d’œil suffise, au profane, pour affirmer : « C'est un Loriot ».
Un critère, en somme, mettant en lumière l'authentique personnalité de l'artiste qui, maîtrisant un métier appris durement, sait s'évader de la transcription, pour frôler l'abstraction, pour revenir à une mise en scène originale du sujet. Les amateurs ne s'y trompent pas et commencent à se disputer les œuvres de Loriot qu'on a vu cet été à Blonville et Bordeaux, ainsi qu' à la galerie Marie Jane Garoche, faubourg Saint-Honoré à Paris, pour une importante exposition (quelque cinquante huiles, aquarelles et dessins ) qui ouvrira ses portes le 4 décembre prochain pour se clore la veille de Noël. Parallèlement, Loriot termine sa seconde lithographie, « les jetées de Trouville et Deauville » qui le place après son « quai st Etienne un jour de fête » parmi les peintres les plus attachants de Honfleur. "
: Chez nos peintres - B.Loriot expose à Paris
( , Pays d' Auge, )
" Honfleur, Deauville, Blonville, quelques souvenirs de Bretagne : tels sont les thèmes choisis par Loriot pour sa venue à Paris. Autant dire qu'il reste fidèle à lui- même. Ses aquarelles et ses huiles, comme ses crayons, expriment la vie heureuse qui est sienne, face aux motifs qui lui sont chers. Sa palette reste claire, quelque soit la technique, autour des bleus et des roses ardents auxquels il est parvenu ces dernières années après de longues recherches dans une gamme qui fut plus sombre et dramatique. Il semble que sa vie, son œuvre se soient éclaircies. Les nuées noires se sont éloignées, l'air est plus léger, les ombres dansantes passent, vives emplies de jeunesse. Les barques de son pays se font aériennes, les vieilles maisons ont une nouvelle jeunesse. Ses études au crayon sont fermes, humaines. On le sent homme de chez nous, ayant toujours vécu parmi les marins, les habitants de ces ports si mondains l'été, si vivants l'hiver d'une vie plus secrète, mais combien plus vraie. Loriot, peintre honfleurais, mérite bien son nom. "
: Paris vu par Loriot -
( , Pays d' Auge, )
" La nouvelle exposition de Bernard Loriot chez Marie Jane Garoche est axée sur Paris, ses grands monuments, ses places, ses jardins mais surtout cette artère de vie que constitue la Seine. Dans les huiles, il recrée Paris sous le côté fantastique qui est le sien, envolées de nuées, eaux frémissantes sur quoi se dressent les fières architectures. Les aquarelles reprennent l'expression en tons mineurs, exaltent davantage les lignes drues des maisons. Les dessins à la mine de plomb, certains lavis ont une fermeté d'accent qui montrent à quel point Loriot a la maîtrise de son expression. Notre-Dame vue de son chevet, le Pont-Neuf, le Pont des Arts sont particulièrement heureux. Honfleur n'est pas oublié pour autant, avec son animation, sa vitalité, le charme de ses quais. Il faut être du pays pour le dépeindre avec un tel amour. "
: Galerie Hamon - L
( , Havre libre, )
" C'est curieusement la première fois que Bernard Loriot- peintre honfleurais- expose au Havre. Lui qui présente ses œuvres un peu partout en France mais aussi en Belgique, en Suisse, au Japon, cet artiste dont l'historien et critique d'art René Huyghe se plaît à constater la renommée de jour en jour plus grande, n'avait donc jamais ressenti le besoin de traverser l'estuaire pour recueillir les éloges d'une cité pourtant sensible aux mêmes transparences d'un ciel toujours changeant. Il ne faut y voir qu'un grand souci de discrétion.
Il n'empêche qu'on se réjouit aujourd'hui, avec Jacques et Jean-Pierre Hamon, de le découvrir ou de le retrouver auprès de nous jusqu'au 11 mai, et de partager, à travers quarante huiles et quatre aquarelles, son exquise passion de peintre. Bernard Loriot, que notre confrère Noël Leclercq suivait avec une particulière attention, mérite en effet de faire la conquête des Havrais. Celle des cœurs. Car de toute son œuvre rayonne l'immense joie qu'il prend à contempler Honfleur, ses quais et sa Lieutenance, Sainte-Catherine et son clocher, Trouville, Deauville ou encore Blonville où il aime à passer ses vacances. Loriot ne se lasse pas des beautés de la Côte Fleurie, des jeux de la mer et du ciel, des demeures normandes accoudées les unes aux autres, de l'incessant ballet des chalutiers ou de l'entrée au port des bateaux de plaisance. Même le nouveau pont de son cher Honfleur est à peine mis en place qu'il ne peut s’empêcher de s'arrêter et de le peindre, comme s'il écrivait l'histoire au jour le jour, mais de façon toujours changeante, de l'univers qui le possède.
Une peinture d'une remarquable légèreté, d'une transparence frémissante, d'un dessin juste et cependant jamais appuyé, d'une lumière radieuse dans le jeu des roses et des bleus. Loriot est peintre sur le motif. Il plante son chevalet et achève sa toile sous le soleil et dans le vent. Est-ce pourquoi il réussit à ce point à nous donner l'impression de vérité, à travers les silhouettes prises dans le mouvement mais aussi dans le parfum réel de l'instant unique. « Le monde où vit ce peintre éclate de couleurs irradiant de ses toiles » écrit René Huyghe. Mais ces couleurs contiennent le sel de la brise tout comme le froid de la neige quand il s'arrête le long du vieux bassin, trou noir au milieu des quais blancs.
On remarquera également ses plages sous le soleil, où les baigneurs et les baigneuses semblent éternellement vivre le temps insouciant des vacances, ses rentrées au port des bateaux épuisés par une nuit de pêche, la solide beauté de sa forge à Barneville. Mais encore la Seine à Paris, une très belle église d'Harfleur et une surprenante falaise à Etretat, très personnelle mais d'une incontestable puissance. Comme si Loriot nous disait sa peur au pied de ce mur de craie redoutable. Un mot enfin pour signaler tout particulièrement quatre petites aquarelles d'une remarquable rapidité d'écriture : Honfleur, la Lieutenance mais aussi la chapelle Notre-Dame-de-Grâce. Oui, ainsi que le dit René Huyghe, sa main est légère. De quoi, avec le soleil approchant, nous donner l'envie folle de traverser à notre tour l'estuaire. Loriot nous chante si bien la beauté de sa terre qu'on voudrait en avoir avec lui le partage. "
: A la galerie la Licorne, Bernard Loriot , un peintre ciel et marine... -
( , Havre-Presse, Paris-Normandie, )
" Premier invité Bernard Loriot qu'une foule de Havrais ont redécouvert samedi dernier lors du vernissage. Il avait exposé l'an passé à Etretat, au mois d'octobre exactement. Il présente ici une soixantaine d'huiles et d'aquarelles (réparties par moitié), quelques lavis et une sanguine. Bernard Loriot a déjà exposé aux côtés de grandes signatures comme Bernard Buffet, Chapelain-Midi, Michel Ciry ou encore Carzou. Ce normand né à Honfleur est sans conteste un des meilleurs aquarellistes français. Ce « coup de patte » se retrouve fidèlement dans ses huiles. Son œuvre est vivante et gaie à l'image de l'auteur. C'est un poète tranquille pour reprendre une formule à la mode. Il travaille six heures par jour, toute l'année ce qui l'autorise à avoir un regard très vif sur la vie et la nature. Il s'accorde un certain recul face à l’événement afin de lui donner un aspect anecdotique, souvent teinté d'humour. Son thème favori est la mer et la côte du Calvados. Il sait à merveille retranscrire les couleurs envoûtantes des ciels chargés de nuages, des ombres et des lumières ensoleillées, le visage changeant de la mer. Ses aquarelles sont de petits chefs- d'oeuvre, peintes sur place, sans trait de crayon. Un équilibre instable, un tour de force qui n'est possible que par la grâce d'une maîtrise parfaite de la technique et de la matière. Petit ou grand format, peu importe, elles sont toujours légères, presque aériennes, à la limite du réel. Notre région est bâtie de sensibilité et il sait bien la transmettre au « lecteur » avec douceur, finesse, force également, dans des tons chauds et vaporeux. Bernard Loriot répugne à certaines couleurs vives. Physiquement il ne peut les étaler sur la toile ce qui explique qu'il ait abandonné certains rouges tranchés. Nous avions écrit, lors de son passage à Etretat, que Bernard Loriot peignait dans un esprit « missionnaire ». En fait il s'agit plutôt d'un prophète en son pays. La chose n'est pas si courante et mérite d'être vue. La pièce maîtresse de l'exposition est, à notre avis, « jour d'orage à Deauville » explosion de détail et de couleur. "
: Galerie Maïté Aubert - La peinture de Loriot : fraîche et virtuose
( , Le Havre-Presse, )
" Visiter la galerie Maïté Aubert où se tient l'exposition Loriot, c'est se promener sous des ciels légers parcourus de jolies brises, sous un ciel printanier. Tout bouge, tout est gai, primesautier et clair.
Belle chevelure blanche et teint avivé par la vie du grand air, Loriot est un homme simple qui ne fait pas de littérature autour de sa peinture. Il se présente comme un bon ouvrier, ces artisans d'autrefois pour qui le travail comptait. Le peintre œuvre dans la solitude. En compagnie de ces éléments, l'eau, la lumière, l'atmosphère et tout ce spectacle infiniment changeant qui semble défier l'homme d'en pouvoir fixer la mouvance.
Cependant, un artiste comme Loriot, avec ses quarante ans de pratique, a acquis une telle rapidité de vision et exécution qu'il est en mesure de capter cet insaisissable. Alors qu'il peignait, raconte-t-il, les bateaux de plaisance, à Honfleur, qui sortaient de la rade, un coup de vent s'élève. Une voile se couche. Il est en train de se poser la question. Va-t-il prendre cela, a-t-il le temps ? Mais déjà, la voile s'est relevée. En regardant son travail, Loriot s'aperçoit alors qu'il a bel et bien attrapé l'incident au vol. La main court indépendamment de l'intellect, aussi preste que le regard. C'est cette vitesse qui fait le charme de la peinture de Loriot. Vitesse et virtuosité. Il peint comme on écrit. De cette calligraphie qui ne transcrit que les points forts, les accrochages de lumière, éliminant le détail superflu, naissent des toiles, des aquarelles fraîches et allègres, pleines de vie. On a beau dire que Loriot peint avec facilité. Que toutes ces petites pochades nombreuses sont produites en série, toute cette production vient d'une expérience, d'une somme de travail accumulée au fil des ans. Elle vient aussi d'une totale concentration. Quand il se met à peindre, tout disparaît autour de lui sauf ce qu'il a choisi de traduire. On peut lui parler, il n'entend rien. Et il ne peint que lorsqu'un motif l'a touché. Loriot a besoin de se sentir pris par un paysage, une marine. Et quand il attaque son aquarelle ou sa toile, il est comme le coureur qui se lance dans un sprint. Un rassemblement d'énergie. La dépense nerveuse est grande et Loriot s'avoue exténué quand il termine son travail. Ces petites œuvres charmantes ne se font pas comme on pourrait le croire, en s 'amusant.
On verra dans la nouvelle exposition Loriot, de la galerie Maïté Aubert, tous les thèmes qui sont chers au peintre honfleurais : les plages et les entrées de port, les vues de Honfleur, mais aussi beaucoup « d'instantanés » de chevaux au champ de course, en promenade, quelques sites du Havre, aussi, toute une balade sous les cieux normands dans la belle et fine lumière de l'estuaire. "
: Galerie Malouvier - Bernard Loriot , peintre honfleurais
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" Bernard Loriot, artiste de Honfleur, est le peintre-type de l'Estuaire de la Seine, un de ceux qui a su le mieux capter cette lumière scintillante incomparable pour la mettre sur ses toiles.
Avec lui, c'est toute la côte fleurie qui revit et papillonne. Dans ses jours de fête multicolore, dans ses plages éclaboussées, dans ces fuites éperdues de nuages roses et bleus, et sur cette mer mouvante, mousseuse, fascinante.. il a apporté à la galerie Malouvier tout ce que ses yeux éblouis et jamais lassés ont transcrit en vibrations colorées, de sa région, bien sûr et nous pourrons en admirer quelques plages lumineuses, de Trouville / Deauville notamment, à l'huile, et au travers de quelques pastels d'une intensité joyeuse et de belles aquarelles instantanées, mais aussi quelques vues extérieures dont des paysages de Venise et ses canaux dans des effets d'éclairage tout à fait surprenants, sans oublier des grands formats somptueux des « voiles de la Liberté »
Il est vrai que pour les pastels, Loriot a utilisé ceux du brave Gernez, que son épouse lui confia quand il décéda. Ces pastels, d'une étendue de gamme extraordinaire, comme les papiers spéciaux dont il se servait, ne pouvaient aller en de meilleures mains. Les tableaux qu'il a spécialement peints avec ces pastels de Gernez, sont ceux d'un très grand peintre, d'une force d'expression peu commune, dans une débauche de lumière et de nuances imperceptibles qui donne à les regarder une véritable joie de vivre.
Bernard Loriot, au palmarès impressionnant, qui expose un peu partout dans le monde, sera au Havre aujourd'hui à la galerie Malouvier. Le Havre et Honfleur ont presque le même éclairage, il ne se sentira pas dépaysé. "
: galerie Géricault - Bernard Loriot : un peintre de l'estuaire
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" Loriot ne pourra jamais renier ses origines honfleuraises, elles lui collent au pinceau. Et c'est à cette région qu'il emprunte le plus clair de son iconographie.
Très tôt, il eut envie de fixer cet élément puissant, magique et imprévu : l'eau. Sa démarche, semblable à celle des flamands qui fondaient en un seul espace le terrestre et le céleste, la matière et l'impalpable, le mène à privilégier les étendues marines qu'elles soient normandes ou vénitiennes. Ses plages foisonnent de personnages, chacun préoccupé de son propre bonheur, ses mers sont sillonnées de bateaux qui tanguent sous le vent dans des luminosités parées de transparence. A ce propos, jamais « les voiles de la liberté » ne trouvèrent meilleur interprète.
Loriot est un peintre qui vit à l'air du large, se promène sur les jetées, connaît l'estuaire comme sa poche, guette les marées, hante Venise qu'il décrit avec maestria. Ses incursions dans les Ardennes ou à Versailles sont moins savoureuses : il a beau faire, son amour idéal, c'est l'élément marin et tout ce qui l'entoure. Il s'y ressource à la vue des vagues écumantes, des retours de pêche, des gondoles bruissantes. Loriot est aussi un remarquable aquarelliste dont les œuvres sont prétexte à des images elliptiques très pures. Sans tracé préalable et de belles réserves de blanc, il suggère plus qu'il ne décrit et illustre parfaitement les atmosphères embuées des bords de mer.
Sa palette est vivante, ses touches rapides et virevoltantes, ces "cachages" élégants. Il ne manque jamais aux règles essentielles de la construction et de l'harmonie. En résumé de la bonne peinture sous-tendue de beaucoup de sensibilité. "
: Galerie Malouvier - Bernard Loriot , peintre honfleurais
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" Bernard Loriot, artiste de Honfleur, est le peintre-type de l'Estuaire de la Seine, un de ceux qui a su le mieux capter cette lumière scintillante incomparable pour la mettre sur ses toiles.
Avec lui, c'est toute la côte fleurie qui revit et papillonne. Dans ses jours de fête multicolore, dans ses plages éclaboussées, dans ces fuites éperdues de nuages roses et bleus, et sur cette mer mouvante, mousseuse, fascinante.. il a apporté à la galerie Malouvier tout ce que ses yeux éblouis et jamais lassés ont transcrit en vibrations colorées, de sa région, bien sûr et nous pourrons en admirer quelques plages lumineuses, de Trouville / Deauville notamment, à l'huile, et au travers de quelques pastels d'une intensité joyeuse et de belles aquarelles instantanées, mais aussi quelques vues extérieures dont des paysages de Venise et ses canaux dans des effets d'éclairage tout à fait surprenants, sans oublier des grands formats somptueux des « voiles de la Liberté »
Il est vrai que pour les pastels, Loriot a utilisé ceux du brave Gernez, que son épouse lui confia quand il décéda. Ces pastels, d'une étendue de gamme extraordinaire, comme les papiers spéciaux dont il se servait, ne pouvaient aller en de meilleures mains. Les tableaux qu'il a spécialement peints avec ces pastels de Gernez, sont ceux d'un très grand peintre, d'une force d'expression peu commune, dans une débauche de lumière et de nuances imperceptibles qui donne à les regarder une véritable joie de vivre.
Bernard Loriot, au palmarès impressionnant, qui expose un peu partout dans le monde, sera au Havre aujourd'hui à la galerie Malouvier. Le Havre et Honfleur ont presque le même éclairage, il ne se sentira pas dépaysé. "